Quand le Cœur d’Avesnois pulse pour son territoire

Publié le par @vesnophis

    

 

                               

 

De Madison square gardin à Old Helpe Rivers

Alain POYART connu pour son faible  pour le Madison avait écopé sur le net d’un sobriquet : Madison Man. Tout naturellement la CCPA qu’il présidait, devint Madison square gardin.

Le danseur émérite a su trouver le tempo pour entamer un pas-de-trois territorial qui s’est matérialisé samedi après-midi. Après des tentatives avortées, aujourd’hui un bon gros bébé est né.

Qu’on aime ou non Alain POYART, force est de reconnaître que, ce qui passe au premier abord pour de l’entêtement se mue en ténacité. C’est cette qualité qui a toujours été l’arme fatale du premier magistrat d’Avesnes.

Ne pas perdre la main, c’est la dopamine de l’édile. Rester maître chez soi, est sa loi d’airain.

 

Sur-mesure, les héros ont de l’étoffe 

La description des charges de vice-présidences et membres du bureau énoncées hier après-midi par Alain POYART tout nouveau président …était du cousu-main. Sans être dans le secret des dieux, on pouvait placer le nom du futur titulaire. Pour chaque profil, un chasseur de tête débutant puisant dans le vivier des trois anciens exécutifs aurait fait mouche.

La neutralisation consentie de l’ego pour ne pas insulter l’avenir était criante.

 

Humilité 

Reconnu chez soi mais inconnu ailleurs ! C’est le constat de nombreux maires, de deux  conseillers généraux en exercice et  d’un ancien conseiller général ; avant de franchir le saint des saints : la salle des fêtes de la cité sous–préfecture.

Faute de trombinoscope, ils ont du décliner leur identité aux agents administratifs qui les accueillaient, ces derniers n’ayant pas eu recours à celui de l’Annuaire des maires du Nord en guise d’antisèche, ou tout simplement pour se préparer efficacement au protocole !

 

Centre de gravité: Le nouvel homme avec lequel, il va falloir compter est sans conteste Thomas DESANTIS. Homme de pouvoir, aguerri, qui pour les plus avisés est le « patron » de Prisches depuis plus d’une décennie pouvait avec la discrétion qu’il sait mettre en public, savourer sa victoire.

Dans ce grand chambardement territorial, il devient la courroie de transmission vers Hainaut Métropole, le futur grand ensemble constitué par les arrondissements d’Avesnes, Cambrai et Valenciennes.

Voulue et portée par la sénatrice centriste Valérie LÉTARD, la force de frappe hennuyère indispensable pour maîtriser l’avenir trouve l’homme idoine… Thomas DESANTIS ayant un accès très privilégié avec la femme politique la plus puissante du Nord au delà de Lille.

 

Bookmakers :

Dans le fond de la salle, pour l’élection d’Alain POYART deux personnes pronostiquaient 5 blancs, une 6.

 

 

Protectrice:

Discrète et alliée indéfectible d’Alain POYART toujours dans les moments délicats, elle était présente au fond de la salle des fêtes. Elle n’a quitté les lieux qu’après l’élection à la présidence et la déclaration liminaire du timonier du navire  Cœur d’Avesnois. Elle ? Chantal…POYART

 

Coup de chapeau, coup de cœur :

Daniel MERCIER, premier magistrat de Beaurepaire-sur-Sambre. En dépit d’une santé fragile, bien que suppléant dans la nouvelle intercommunalité, il a tenu à être présent le plus longtemps possible. Secondé par Jacques TALMA, son premier adjoint et…délégué titulaire à l’intercom.

 

Là ou pas, ça passe : Maire d’Etrœungt et conseiller général du Nord, Jean-Jacques ANCEAU s’est payé le luxe de vaquer à ses obligations plus d’une heure avant que ses pairs ne se prononcent sur sa candidature.

Les quelques rares élus qui ne pouvaient mettre un visage sur son nom ont eu droit à une séance de rattrapage très subtile. Jean-Jacques ANCEAU, s’est porté candidat à plusieurs reprises pour être scrutateur.

 

Un pour tous:

Les trois mousquetaires étaient quatre. Sur les bords de l’Helpe, c’est…itou : Alain POYART (Communauté de communes Pays d’Avesnes), Damien DUCANCHEZ (Communes rurales des 2 Helpes), Pierre HERBET (Communauté de communes des Vallées de la Solre-la Thure et l’Helpe) et… François LETELLIER le DGS.

 

 Exception hilairoise :

Lorsque plus d’un tiers d’un conseil municipal se déplc’est que l’enjeu est de taille. C’est exactement ce qu’ont pensé des édiles de Saint-Hilaire-sur-Helpe qui ont fait le déplacement pour l’installation du bureau de la nouvelle intercommunalité.

 

Doublures à l’avant-poste :

Feue la CCR2H était passée maître dans cet exercice, puisque au sein de son bureau on trouvait 2 maires : Damien DUCANCHEZ (Marbaix) ainsi que Claude GAVÉRIAUX (Grand-Fayt)  et...2 adjoints : Thomas DESANTIS (Prisches), Claude NOEL (Cartignies).

Parmi les 71 votants outre les deux derniers cités, on trouvait : Jacques TALMA (Beaurepaire) et Claudie JANSHON (Taisnières-en-Thiérache) qui remplaçait son maire Claude CONNART…deux communes de l’ex- CCR2H.

 

Chaises vides :

Pas un seul représentant de Floyon dans la salle. Saint-Aubin sauve l’honneur puisque son maire Mauricette FREHAUT, excusée avait donné un pouvoir à Damien DUCANCHEZ pour voter à sa place et le charger de dire tout le mal qu’elle pensait du nombre de vice-présidences.

 

 

 

Remarquable :

Jean-Pierre MONNIER, premier magistrat de Noyelles-sur-Sambre a l’art de faire parler de lui et de sa commune.

Il figure déjà dans  lapsus politicus paru fin 2011 en compagnie de Rachida DATI, Lionel JOSPIN, Alain JUPPÉ, Nadine MORANO, Eric BESSON et j’en passe.

Alain POYART l’a assuré, en présence de Benjamin SAINT-HUILE, que très prochainement un exeat lui serait délivré par l’intercommunalité pour qu’il puisse rejoindre le Val de Sambre à l’instar de Damousies.

Sensible à l’acceptation de sa requête ? Nenni,  il émettra  dans des termes et sur un ton inappropriés ses réserves quant au nombre de membres du bureau. Pour enfoncer le clou, il énoncera le nombre de vice-présidences à la Région et au conseil général. 

Il n’en fallait pas plus pour une riposte à ce tacle. Alain POYART lui a signifié que là, où il s’apprêtait à mettre les pieds, le nombre était supérieur.

 

Onction extrême pour Saint-Huile

C’est bien connu, l’ennemi de mon ennemi est mon ami. C’est à la lumière de cet adage qu’il faut comprendre le dithyrambe d’Alain POYART en faveur de Benjamin SAINT-HUILE (BHS), le jeune et brillant maire socialiste de Jeumont.  Plusieurs bonnes raisons ! 

La dernière en date l’échec de BHS face à Rémi PAUVROS dans la course à la candidature aux législatives, symétriquement l’agacement d’Alain POYART toujours pour cette même échéance avec l’appui manifeste apporté à Marie-Sophie LESNE et la doxa UMP d’investir les sortants  et donc Christine MARIN, ex-maire de …Jeumont. Madison Man se voit mal en suppléant de celle-ci ou de celle-là ; et dire que BHS est comblé est un euphémisme.

Autre satisfaction qui ne mange pas de pain. Alain POYART reconnaît comme interlocuteur digne de ce nom parmi les jeunes loups socialistes qui montent, un concurrent de la génération de Sébastien HAUSEMONT, son opposant socialiste au conseil municipal d’Avesnes-sur-Helpe.

Il indique également clairement aux élus socialistes patentés ou sympathisant le bon choix dans quelques mois.

Se dégage en filigrane sur l’arrondissement, officiellement, au nom du développement harmonieux du territoire, un axe BHS- POYART qui entend au terme des deux ans à venir, changer la donne au sein de l’Agglo aboutissant à une éviction de Rémi PAUVROS alias L’Arpenteur et une installation de BHS avec le coup de pouce de Dimechaux et naturellement de…Noyelles-sur-Sambre.

Comment y parvenir ? En croisant les doigts, mais surtout primo en savonnant la planche à Rémi PAUVROS sur le canton d’Avesnes-Nord, le travail de sape étant à peu près fait sur le canton de Trélon. Deusio avec des prises de position communes à l’échelon de l’arrondissement.

 

Briscards et bleus

Siéger 5 heures pour élire 18 membres, c’est longuet pour beaucoup. Pas vraiment pour les conseillers généraux. Il suffisait de regarder de temps à autre Philippe LETY, maire de Solre-le-Château et patron  du canton éponyme, pour se persuader que tout était normal.  L’homme respirait la sérénité. En attendant la fin de séance et l’annonce officielle qu’il était la puissance invitante le 26 pour les vœux de la Communauté de Communes.

Un pro est repérable à sa nonchalance affectée et à sa prise de notes…pour le nb de voix recueillies par les petits-copains, et les échos de travées et couloirs.

 

En Haut-Lieu, Ça grogne

Le grain de sable et  l’imprévu font toujours tâche dans l’ordonnancement d’une célébration. C’est carrément trashy, vulgaire, indécent !

Chacun des trois bureaux avaient pourtant borduré l’issue des scrutins afin d’éviter les candidatures multiples (pour les prudes), les candidatures spontanées (pour les francs). Lundi soir donc, nul n’a émis une observation défavorable à l’énoncé des candidatures de Christine BASQUIN (maire de Sains-du-Nord) et Fabrice PIOTROWSKI (maire de Dourlers) aux vice-présidences. Alain POYART et les pressentis pouvaient respirer.

Patatras, jeudi Bernard CABARET (maire de Haut-Lieu) informait par courtoisie Alain POYART qu’il se présenterait contre Christine BASQUIN.

Lorsqu’au traditionnel « Y-a-t-il un autre candidat pour ce poste ? » a jailli du côté droit de la salle un « Moi ». Un certain froid devint palpable.

Certains regardaient ailleurs, d’autres leurs pieds tandis que certains étaient sonnés, désorientés. Les paris étaient ouverts pour savoir combien le vilain petit canard allait sucrer de voix à la Sainsoise.

Du côté de la buvette, une personnalité envisageait une sacrée raclée pour l’empêcheur de tourner en rond, tandis qu’une autre confiait : « c’est dommage pour lui, il ne fera pas grand-chose ! »

Dans les travées et dans l’isoloir d’autres se sont lâchés. Résultat l’effronté à rafler dans sa besace 16 suffrages sur 71 ! « C’est énorme, c’est franchement trop !» a-t-on entendu de la bouche d’un votant.

 

Maillons faibles : Les observateurs avertis de la scène politique avesnoise avaient parié que si des candidatures multiples devaient éclore elles se porteraient sur Christine BASQUIN et … Fabrice PIOTOWSKI avec une défiance substantielle à l’encontre du maire de Dourlers.

 

Fabulous Fabrice :

Le très ambitieux maire de Dourlers qui sait jouer de son charme en maintes circonstances, a le génie pour agacer les gens, les exaspérer.

Persuadé qu’il est un petit Mozart de la politique et qu’il est né sous une bonne étoile ; le Dourlésien futé et affuté  a senti le vent du boulet. Il  n’a pas hésité à contenir le cyclone, en poursuivant de ses assiduités, en tout bien tout honneur, des personnes qui auraient pu ne pas répondre à l’appel ! le futur suppléant aux législatives de Christine Marin piaffe.

 

Fleuret pas moucheté :

Le mousquetaire Pierre HERBET a tiré le premier pour …soutenir la candidature d’Alain POYART à la présidence, tout en cherchant une touche à un adversaire désigné avec insistance pour être l’artisan du retard pris dans les épousailles entre les clochers de Solre-le Château et ceux d’Avesnes-sur-Helpe.

 

Ghézal plaise ou non : l’outsider surprise, pour ne pas utiliser un vocable d’une Une du Point plus explicite « qu’empêcheur de tourner en rond », c’était Saïd GHÉZAL. Impatient d’assumer et d’étrenner sa nouvelle charge de conseiller communautaire pour travailler son coefficient de notoriété hors de la ville d’Avesnes-sur-Helpe, il ne pouvait laisser passer l’occasion de défier Alain POYART, par personne interposée.

Il a donc choisi de croiser le fer avec Fabulous Fab, l’un des protégés du maire d’Avesnes-sur-Helpe.

Dans cette escarmouche, Saïd GHÉZAL a sans aucun doute reçu le concours d’édiles socialistes ou sympathisants du parti socialiste, celui d’une personne de la majorité municipale avesnoise ainsi que celui de maires discrets DVD et proches de l’UMP qui pensent que le Dourlésien manque de retenue. Ils lui ont donné un avertissement à peu de frais via un bulletin blanc. F.PIOTROWSKI n’ayant apparemment pas, à leurs yeux, médité son score lors de la dernière installation du bureau de la CCPA.  Il avait été alors, l’un des moins bien élu.

Ce fut donc à la fois un vote politique (politicien ?) et un vote de rejet de la personnalité du maire de Dourlers.

 

Compte pas vraiment Juste :

Être scrutateur, c’est assurément du sport ! Il faut se tenir à la table et filer à l’isoloir. C’est ce qu’auront retenu les n°2 d’Avesnes-sur-Helpe et d’Etrœungt. On faillit clore un scrutin alors qu’ils n’avaient pas encore voté. Leur nom respectif ? Annick DEZITTER et Henri…JUSTE. Ciel !!!

 

Préséance et prénoms :

Quatre heures à se coudoyer incite à faire connaissance, à faire ami(e)-ami(e). Bref, à créer un esprit d’équipe. Après avoir appelé à 16 reprises les votants par leur état et leur patronyme, François LETELLIER les a jugés aptes à la cohésion. Pour le 18ème scrutin ce ne fut qu’une litanie de prénoms.

 

Doyen facétieux : 41 ans de mandature municipale vous autorise quelques pitreries et bons mots attendus de tous. Bernard HERBERT(Larouillies) n’a pas déçu ses fans. Il félicite Alain POYART  de prendre la présidence de Cœur de l’Avesnois et fait mine de se morfondre pour ne pas avoir siégé assez longtemps en sa qualité de doyen d’âge aux travaux de l’assemblée.

 

Mise en boîte : Sitôt admis dans la salle des fêtes, les votants étaient invités à gravir quelques marches à gauche de la scène. Ils ne se rendaient ni à l’échafaud ni à l’abattoir. Ils passaient devant la photographe. C’est utile pour le Who’s who local et pour la population qui à n’en pas douter devrait accéder au  trombinoscope lors de la première publication  à son intention.

Cela pourrait aussi s’avérer important pour la prochaine édition de…l’Annuaire des maires du Nord qui pour l’heure contient  des orthographes approximatives de patronymes d’élus de ce territoire et  a un peu malmené le secrétariat de la CCPA puisqu’on peut y lire Françoise Letellier.

 

Dernier instantané : La dernière personne photographiée fut Nicolas DOSEN (Saint-Hilaire-sur-Helpe)

 

Publié dans politique

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