Une super idée qui finit en bas beurre pour pourceaux

Publié le par @vesnophis

 

 

Un gros coup de chaud ça ne laisse jamais froid. Surtout quand cela touche au dernier-né. C’est la santé très préoccupante  des finances de la Maison du maroilles qui s’invite comme plat de résistance des deux partenaires publics de la Société d’économie mixte (SEM) qui gère le beau joujou.

 

Demain jeudi, les conseillers communautaires des 2 Helpe et vendredi celui de Mormal-Maroilles vont devoir trancher dans le vif. Le déficit est abyssal. L’enthousiasme de la première heure a cédé la place à l’amertume. Les élus dans leur grande majorité refusent de mettre  de nouveau au pot. Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, le pool de partenaires privés, attend un tour de table pour qu’un industriel prenne le relais.

 

Lors de ces deux réunions de crise, le nom d’un pressenti devrait circuler et qui sait être admis à entrer dans la SEM.

 

Certains élus plaident quasi ouvertement pour un dépôt de bilan pur simple permettant au chevalier (au duc?) blanc de s’emparer d’un fromage qu’il convoite déjà depuis très longtemps. Les mauvaises langues vont insinuent que l’outil sorti de terre n’aurait pu voir le jour sans les fonds publics. Et que le repreneur bénéficierait ainsi d’une superbe vitrine pour ses produits...et uniquement les siens.

 

Elus responsables mais pas coupables

 

« On nous avait présenté cela comme un soutien au maroilles. On ne pouvait quand même pas refuser. Après tout c’est notre terroir » confie désabusé un élu de la Communauté Mormal-Maroilles.

« Faut voir la réalité en face, on s’est faits promener, on nous a présenté les avantages sans trop insister sur les conséquences »  dit un conseiller de la CR2H, tandis que son pair surenchérit « On a fait confiance ».

Et c’est bien là le problème ! A force de seriner aux élus : « un projet structurant et les subventions tombent comme à Gravelotte », rien n’est trop beau ! Les lignes de crédit pour les études de projet sont largement financées, ils ne se soucient pas assez du lendemain.
Nos élus comme les citoyens que nous sommes, ne sont pas omniscients. Ils vont donc se tourner vers des experts.
Le hic, c’est qu’on ne peut tout déléguer.

 

On ne s’étonnera plus que cette légèreté dans l’approche d’une situation, laissent sceptiques ceux qui entendent parler du projet d’une Maison des produits du terroir…à Maroilles. A moins que celle-ci ne s’inscrive dans le projet de sauvetage de la Maison du maroilles ?

 

Les élus communautaires, dont bon nombre sont maires, s’aperçoivent un peu tardivement que le contrôle du politique sur les administratifs, tout comme la rigueur de tout donneur d’ordre doit être effectif sous peine de s’en mordre les doigts.

Puisse cela servir à d’autres.

 

Publicité

Publié dans Mormal Maroilles

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article